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Du surréalisme au fantasme érotico-lesbien

1 juillet 2011

Il faisait chaud, extrêmement chaud en ce jour de juin, tu as croisé mon regard sur cette avenue bondée de badauds, de spectateurs, de manifestants dansant sur le bitume réchauffé par leurs milliers de danseurs frénétiques.

Je ne saurais dire si, dans mes yeux tu avais vu, cette première fois, du désir ou de la stupéfaction. Il faut dire que tu étais impressionnante, déguisée en maîtresse SM avec ton fouet et toute vêtue de cuir, des pinces-tétons par-dessus ta combinaison moulante. On t’aurait pris pour une super héroïne si tu n’avais pas eu ce regard pervers et entre les mains ce collier clouté avec lequel tu tenais une esclave à ta merci.

Nos regards se sont croisés, nos corps se sont frôlés, survoltés par cette foule, tu as tout fait pour que je te voie, des coups de fouet furtifs aux passants, créature volubile, exubérante. Tu me promettais inconsciemment des ébats sexuellement intenses en plongeant tes yeux dans les miens.

Tu as déployé beaucoup de subtilité pour t’approcher de moi, pour glisser ton numéro de téléphone dans la poche avant de mon jeans, malicieuse, caressant mon entrejambe au passage, excitant ma curiosité, jouant de tes désirs.

Dans les jours suivants, je te rappelais, je voulais en savoir plus sur toi, sur ce personnage que tu avais créé. Nous nous sommes retrouvées rue du Roi de Sicile, en plein Marais, ton lieu de prédilection, ce repère à gouines incontournable pour toute lesbiano-parisienne.

Tu m'a raconté ta vie, ton goût pour le sadomasochisme et le bondage mi-soft - je me voyais déjà pieds et poings liés, laisse au cou et mes fesses rougies de fessées, je ne pouvais me retenir de pouffer intérieurement – ta passion pour le jardinage, ton goût modéré mais passionnel pour la construction de maquette en allumettes brûlées. Tu me fascinais.

Au milieu du repas, en plein plat principal, comme pour marquer ta différence, ta façon d’être, tu m'as posé une question qui m'a laissé sans voix. Tu m'as demandé : « et toi, que penses-tu de la masturbation ? » petit sourire en coin, moment d’hésitation, perlée de sueur sur le front, je ne t'ai pas fait l’affront de ne pas te répondre, je t'ai déclaré que la masturbation c’est comme les produits de luxe, plus t’en as, plus t’en veux.. Tu as éclaté de rire en me lançant un clin d’œil. Victoire !

Je t'ai raconté comment j’avais découvert ma tante et mon oncle dans une boîte échangiste dans un camp de nudiste – une très longue histoire – sur ce nous avons échangé notre premier baiser. Fin de soirée, tu as décidé de m’emmener chez toi pour un dernier verre, tu savais que je n’allais pas refuser, tu brûlais d’envie comme un plat de spaghetti.

Nous nous sommes installées dans ton canapé noir en latex, sensation étrange, je sentais ton désir au travers de ta combinaison – évidemment, tu ne pouvais baiser sans ta combinaison en cuir – je ne m’offusquais pas de tes pratiques, mais j'ai été très surprise quand en caressant ton genou avec la paume de ma main, tu as commencé à gémir dangereusement. Mon coude droit a effleuré ton entrejambe, puis est venu taper plus fort faisant de petits cercles sur ton clitoris. C’est fou l’effet que cela te faisait ! Toi si dominatrice dans tes jeux de rôles hard, ton orgasme s'est déclenché en un rien de temps alors que je n’avais rien fait, ce n’était même pas des préliminaires !

Après ta fulgurante jouissance, tu as entrepris de t’occuper de moi, j'ai pris peur quand dans le tiroir de ton meuble de chevet, tu as sorti un harnais de gode ceinture et un tube de lubrifiant. J'ai pris mes jambes à mon cou et me suis enfuie à toute vitesse.

Plus jamais, je n’ai eu envie de découvrir le milieu SM.

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« Je t’en supplie, trompe-moi encore. » d’Eric Mouzat

28 juin 2011

Encore une fois grâce à Yagg, j’ai pu avoir en ma possession "Je t’en supplie, trompe-moi encore" d’Eric Mouzat aux Editions La Musardine.

La quatrième de couverture m’a donné très envie de le lire :

Adolescent, Antoine tombe amoureux de Clara. Clara est une jeune fille hypersensuelle, libérée et un rien nymphomane. Adolescent, Antoine croise la route de Louis. Louis est troublant. Il ne laisse personne indifférent. Louis tombe amoureux d’Antoine, Antoine est bouleversé par Louis, mais Antoine aime Clara. Autour de ce trio au destin indécis, une vie s’organise. Une vie presque normale: des amis, des amants, des contraintes du quotidien. Clara, Antoine et Louis joueront longtemps à cache-cache, mais peu à peu quelque chose va s’agréger entre eux autour d’un centre qui n’est personne en particulier, mais la révélation progressive d’un trait commun qui les unit. La bisexualité, fil d’Ariane de cette histoire, est l’expression charnelle de l’acceptation de soi tel que l’on est, un mélange harmonieux de féminin et de masculin.


Le narrateur parle par lettres interposées (on comprendra pourquoi à la fin) à la très belle et troublante Clara, il lui raconte tout dans les détails, toute sa vie, tout l’amour qu’il a pour elle, plus grand de jour en jour, toutes les aventures sexuelles de Clara, toutes les souffrances endurées à l’adolescence, sa perversité aussi.

L’hypersexualité de Clara l’emmènera vers un monde jusqu’alors étranger pour elle.

Antoine aime tellement Clara qu’il lui accorde tout (ses exigences, ses amants).

Louis aime Antoine au point de fermer les yeux sur ses tromperies.

Louis respecte Clara et vice versa.

Antoine aime Louis.

 

Il y a de beau passage, comme celui-ci :

Il me transportait l’espace d’un coït, à la rencontre de l’autre moi-même, ce double qui n’avait pas voulu éclore, cette femme qui me hantait, qui vivait en moi. J’avais dû dévorer ma sœur jumelle dans le ventre de ma mère. Tout mon être le savait et je ne pouvais me le pardonner. Elle aurait dû vivre, elle aurait dû être moi. Je n’aurais pas dû exister […]

Le trouble éprouvé par Antoine à la première rencontre de son futur amant, Louis, est magnifique.

Le point négatif : Je l'ai trouvé un peu consensuel. Le trio amoureux (et parfois plus si affinités) se vautre dans le sexe sans que personne ne se pose de réelles questions sur les conséquences de ces actes, en gros l'amour prédomine leur monde et rien ni personne ne peut les empêcher de s'aimer à deux, à trois.

Le point positif : Ce n’est pas un hymne à la sexualité ni à la bisexualité, c’est un livre d’amour tout simplement, dans toute sa complexité, sa frénésie, sa grandeur, son pouvoir et l’adaptabilité à accepter les dérives de l’autre. On peut même parler de "polyamour".

Mon point négatif et positif peuvent se compléter, se rejeter, se mélanger mais je ne retiendrais, finalement, que le point positif.

Pour résumer et donner mon point de vue final, j’ai beaucoup aimé ce livre et la fin est… Lisez le, vous verrez bien ;)

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La Yagg Flyer Team à la marche des fiertés

26 juin 2011

Hier, la Yagg Flyer Team était à la marche des fiertés.

Qu’il fut dur de revenir à la réalité du monde hétéro mais on s’en foutait,  on s’est éclaté à distribuer nos flyers Yagg et des flyers pour « le jeudi c’est gay friendly » du mois de juillet.

Avant toute chose, je dois dire que j’ai été très surprise par cette demande de découvrir Yagg que finalement beaucoup de monde ne connait pas et principalement des femmes trentenaires qui – il faut le dire, puisqu’elles nous l’ont dit – en ont marre du site TêtuE.

J’aimerais ne pas intervertir dans le reportage que notre Yagg Reporter officiel (Cat) va faire mais vous donner une autre image avec mes yeux, mes ressentis, ma joie et mon moment de perdition.

Nous nous étions tous donné rendez vous à 12h rue de Rennes à deux pas du départ des chars place du 18 juin 1940 à Montparnasse, histoire que tout le monde soit là avant pour nous rassembler, discuter, faire un peu connaissance des nouvelles têtes qui ont solidairement aidé.

12 h : 90 % de la Yagg Flyer Team était là, tous plus beaux les uns que les autres, le mot d’ordre non-obligatoire était « tous en bleu » pour rappeler la couleur de notre site et la plupart ont joué le jeu, c’était beau, encore une fois merci.

13h15 : squattage d’une terrasse de café (à 18 personnes c’était compliqué pour le pauvre serveur, toutes nos excuses môsieur). Lgabrielle et Guigouze ont grave géré tout le côté maquillage, sur les bras, le visage, les cheveux. On était tous apprêté comme des drag-queen même les garçons, magnifique !

13h45 : distribution à chacun de son paquet de flyers, hop discutes pas  c’est comme ça !

14h : début de la marche, le groupe est là au complet. La folie dans les rangs commence à monter autant pour nous que pour les marcheurs. La sirène d’un char retentit (j’ai jamais su lequel d’ailleurs) et c’est parti !

Au début, on est un peu hésitant, on n’ose pas aller vers les gens et puis d’un coup dispersion générale en 15 minutes, on se lance, on distribue à tout va, on discute au début « (big smile) Bonjour, vous connaissez Yagg ? – Non – Yagg, c’est un site LGBT avec tous les mois un évènement « le jeudi c’est gay-friendly » des infos, une communauté, des blogs, un esprit convivial etc… ». Je dois avouer qu’au bout de 50 flyers, je me limitais à un simple bonjour, mais toujours avec un grand sourire.

J’ai eu le droit à quelques anecdotes sympathiques et d’autres moins. Ca arrive.

Un couple de mamie d’une bonne soixantaine d’années toutes joyeuses d’être là, avaient dans les mains le tract « Prends-moi », en leur tentant le mien l’une d’elle m’a dit « je vais déjà lire ça et on verra après ». Les mamies sont coquines faut pas croire ! (pour rappel « Prends-moi » est un magazine sur les sexualités gay) du coup je lui explique ce qu’est Yagg.com en criant un peu plus fort parce qu’il était clairement évident qu’un petit souci de surdité nous empêchait de nous comprendre. J’ai beaucoup aimé ce moment inter générationnel.

Il y a eu ce moment d’intense solitude où je me suis dit que flyer c’était dur, que la vie était injuste :

Je m’approche de deux messieurs passionnément enlacés, torse nus, des lanières de cuir barricadant leurs torses imberbes (Paul Denton, arrêtes de baver ^^) me fixant droit dans les yeux quand je leur tendais gentiment, avec mon grand sourire de Gay Pride, mon flyer Yagg, aucun mot n’est sorti de leurs bouches, aucune main n’est venue à la rencontre de mon pauvre bout de papier n’attendant plus que leurs mains viriles pour s’en emparer et surtout aucun sourire en retour. Rien, que dalle !  Un très grand moment de solitude !

Pour ma part et avec la bande que j’étais vers 16h45, on avait tout distribué en y allant calmement. On s’est fait la réflexion que peu de flyers Yagg ont été jetés sur la chaussée. Du coup, je vais m’auto féliciter de cette mission menée à terme, dont nous avons été les volontaires et initiateur de cette idée. Ce fut une belle expérience.

Mention spéciale à SylvainJ, survolté, nous piquant en amont de potentielles « gentilles » « clientes » allant vers pratiquement tous les beaux mâles en bande pour choper quelques numéros de téléphone au passage ^^.

Autre mention spéciale à Julie pour sa façon de distribuer très tactique, très efficace en expliquant quasiment à chaque fois le fonctionnement de notre site chéri. Admiration. Il est clairement établi qu’elle a aussi rencontré quelques fans de son excellent blog. La classe.

Message personnel à tout les yaggeuses/yaggeurs présentEs hier :

-désolée de vous avoir embêté avec tous mes messages et de vous avoir mis la pression pour les photos.

- merci de votre disponibilité, de votre présence, de votre bonne humeur et d’avoir donné de votre temps, c’était vraiment hyper sympa de la faire avec vous toutes et tous.

Vous pouvez être fierEs de vous tous !

Marcher auprès des potes yaggeurs c’est que du bonheur !

Ce fut une très belle marche des fiertés, on a tous attrapé des coups de soleil, la température avoisinait les 26-27 degrés.

Evidemment ce qui s'est passé à la fin et dans la soirée post marche des fiertés restera là où elle est. Rien ne sera dévoilé mais j'ai beaucoup beaucoup aimé.

Pour l’égalité, en 2011 j’ai marché, en 2012 n’oublies pas d’aller voter !

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Une horrible histoire – Episode 2 : la prison

17 mai 2011

Puisqu'on m'a fortement incité à faire une suite à mon premier post, je vous relate la suite de mes aventures .

      - « 3 ans de prison ferme » dit Monsieur Le Juge de la cour d’assises en tapant avec son marteau.

La sentence était tombée. Je me doutais bien que je n’allais pas ressortir libre comme l’air. Le procureur général avait requis 20 ans de prison. Seigneur, 20 ans ! Les jurés avaient retenu dans cette affaire une part de folie et de légitime défense. J’avais eu beaucoup de chance, ils ont été très clément avec moi.

Menottes au poing, entourée de policiers, on m'a reconduite immédiatement dans ma cellule. Cela faisait 4 mois que j’étais déjà en prison. Le temps de me faire des amies et des ennemies.

Je m’étais retrouvée avec 2 autres femmes dans la même cellule que moi. La première s’appelait Josy, allure féminine, enfin du moins elle essayait, et l’autre la caïd la plus dangereuse de notre section, s’appelait Léa.

Josy s’était fait arrêter pour avoir tué son mari à coups de poêle suffisamment nombreux pour lui avoir défoncé le crâne. Léa, plus ténébreuse, était tombée pour une sombre histoire de meurtre entre gang.

Au bout de 4 jours, ma préférence pour la gente féminine avait fait le tour des détenues et Léa commença à se rapprocher et à me protéger de nos rivales. Il faut savoir qu’en prison, vous avez toujours des rivales, un mot de trop, un regard de travers et c’est la guerre assurée. Fortement heureusement, Léa était là.

Cela faisait maintenant 4 ans que Léa était incarcérée dans cette prison pour femmes. La discipline était stricte et les punitions fréquentes.

Le début de son incarcération s'était plutôt bien passé, le manque de relation sexuelle la torturait et elle avait recours, comme les autres détenues partageant sa chambre, à la masturbation. Léa posait ses deux mains sur ses cuisses légèrement écartées et soulevait doucement sa chemise de nuit. De temps en temps, son excitation était décuplée par les gémissements étouffés d'une autre fille et elle se plaisait à imaginer à quelles caresses elle avait recours.

Un soir après l'extinction des feux, alors que je ne dormais pas, rongée par le souvenir charnel de mon ex-compagne, je surpris Léa en plein flagrant délit, elle souleva le drap et m’invita à la rejoindre. J’enlevai ma chemise de nuit et me glissai nue contre elle. Ma bouche se colla immédiatement à la sienne et ma langue, friande de goûter ses douces lèvres s’aventura à les lécher.

Nous savions que les gardiennes finissaient leurs rondes quelques minutes plus tard, avant la relève, juste le temps de pouvoir se donner l’une à l’autre. J’en rêvais depuis des jours, je la voyais s’adonner au plaisir solitaire sans y participer, frustrant.

Nos caresses se précisaient, je sentais son souffle brûlant dans mon cou et sa main agrippée à mon sein, titillant mon téton, une décharge électrique me vrilla le bas-ventre.

Je glissai ma main sous son jogging fin, sentant son excitation la trahir, je lui enlevai. Elle se mordilla les lèvres pour éviter de gémir, elle avait tant envie de me faire l’amour… Son corps bascula au dessus du mien ce qui me fit écarter les jambes afin qu’elle vienne coller son bassin contre le mien. Ses mouvements de va et vient me firent tournoyer la tête et je l’embrassai de plus belle, lui mordillant la lèvre supérieure en même temps.

Elle se décala sur le côté, laissa ses doigts caresser mon ventre, descendre le long de mes cuisses puis remonter sur ma vulve. La sensation me surprit tant que je poussai un long soupir, elle continua sa route et introduisit un doigt en moi, puis deux, puis trois. Je saisis son bras et l’incitai à me pénétrer plus en profondeur, plus vite aussi. Aussi excitée que moi par cet incroyable orgasme qui me submergeait, elle enfouit sa tête entre mes seins et souffla très fort.

Je pris les devants, ne nous laissant pas le temps de souffler, je la fis se mettre sur le dos et je vins coller ma bouche à son sexe, moite, humide, déjà liquéfiée par nos derniers ébats, je voulais la goûter, sentir le moindre de ses soubresauts dans ma bouche. Elle ne mit pas longtemps à jouir, sa main collée à sa bouche pour ne pas crier, mes mains sur ses seins.

Nous nous doutions que notre codétenue avait au moins entendu nos gémissements, je me levai, me rhabillai précipitamment. La targette de la cellule grinça et le regard de la gardienne de nuit scruta nos lits, il faisait trop noir pour qu’elle voie ce qu’il se passait réellement et puis de toute façon ce ne serait pas la première fois qu’elle aurait surpris deux femmes en plein acte sexuel.

Une fois dans mon lit d’à côté, je la regardai dans l’obscurité et cette nuit là, alors que cela faisait bien longtemps, je m’endormi immédiatement.

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Zazie et la communauté LGBT

14 mai 2011
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Revenue du concert de Zazie hier soir, un vendredi 13 pour certains est synonyme de malheur maladresse et autres tracas, pour ma pote et moi, c’était plutôt le paradis.

Dans la soirée, immergée dans cette foule subjuguée par sa prestation, je fais un petit tour d’horizon des personnes qui m’entourent. Mon gaydar s’affole c’est un fait, pendant les concerts de Zazie c’est une partie de notre communauté qui se rejoint. Beaucoup de couples de filles et de garçons m’encerclent. Bon ça va, je suis un peu comme à la maison.

Mais pourquoi ? Pourquoi est ce que les lesbiennes et les gays aiment Isabelle Marie Anne de Truchis de Varennes ? Voilà la question que je me suis posée et à laquelle je vais essayer de répondre.

Je vous préviens, pas de thèse, juste une petite analyse.

 

On se souviendra du clip « un point c’est toi » sorti en 1995, où deux garçons, sortant tout mouillés, tout musclés de l’eau, nus comme des vers, s’embrassaient à pleine bouche. La chanson en elle-même est très connotée hétérosexuelle, elle revendique haut et fort son amour pour les hommes nus et « beaux comme ça ». D’ailleurs dans une interview de Têtu d’octobre 2010, Zazie disait :

«  Un peu de vodka pour un baiser gay... "La vidéo d'Un point c'est toi s'achevait [...] avec moi déconfite qui découvre que le mec que je convoite embrasse un autre homme. J'adore cette fin [...]. L'un des deux comédiens n'était pas homo, il avait dû boire un peu de vodka avant"

Avec la vodka, ça passe, Absolut-ment.

Le clip :

http://youtu.be/HH4bS_grCWc

On se rappellera aussi, et là ça m’intéresse encore un peu plus (oui bon beaucoup plus), Zazie échange un baiser avec une femme dans le clip « slow », ça reste très chaste, très doux, pas de bouche ouverte, un petit "baiser d’esquimau" mais il est là, dans un clip.

Le clip :

http://youtu.be/ORpMeLh0_4Q

 

Son baiser lesbien dans le clip de Slow…
«J’ai embrassé une fille dans le clip de Slow (voir plus bas)… Encore un fantasme de Didier Le Pêcheur (le réalisateur des clips Slow et Un point c’est toi). Je me souviens, on tournait dans une boîte en Inde, on a dû refaire la scène du baiser deux fois. A la deuxième prise, tout le monde sur le plateau hurlait pour que ça dure.»

Un petit outch quand elle déclare : « heureusement que la fille était aussi hétérosexuelle que moi sinon je n’aurais pas pu » Aïe... 

Mais au-delà de tout, LA chanson « Adam et Yves » qui parle d’homosexualité.

« Pourtant la guerre ils l’ont faite, pour oser s’aimer au grand jour, s’aimer d’amour »

Le clip :

http://youtu.be/n_Z7vDiEPkY

Ses fans gays, Adam et Yves…
«J’en ai eu conscience très tôt. Il suffisait de regarder les premiers rangs de mes concerts! Parfois, à la fin du spectacle, certains venaient me voir en me disant: "quand est-ce que tu nous écris une chanson?" En 2001, j’ai alors sorti Adam et Yves… exprès en single. C’était deux ans après le pacs, ce n’était pas le moment de rien faire.»

Et elle répond à une dernière question :

Et si sa fille Lola, 8 ans, devenait lesbienne ? "Ma première réaction serait de me dire que j'ai peut-être raté un truc... Ensuite, je lui ouvrirais les bras et je lui dirais : "Présentes-la moi !".

 

Mon questionnement reste entier. A quand une réelle prise de position envers la communauté LGBT ? Quelle est sa réponse à la légalisation du mariage pour les personnes de même sexe et aux droits à l’adoption ? Surfe t-elle tout simplement sur la vague « Gayfriendly » qui est un bon filon marketing ou est-elle sincère dans ses déclarations ?

En même temps, est ce que c'est ça qu'on lui demande : de prendre position ? Est ce qu'en tant qu'artiste son opinion pèsera dans la balance ? 

(je vous ai fais grâce des rumeurs la suggérant lesbienne... aucun intêret)

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Nu(es) intégral(es) et le sexe facile

11 mai 2011

Encore une fois grâce à Yagg [merci !], je découvre le tout premier bouquin d’Andromak P4 Nu(es) intégral(es) aux éditions Kirographaires.

La couverture est soignée, elle attire l’œil, mon œil. La photographie de couv’ où l’on voit deux jeunes femmes. Le premier plan, une jeune femme multi-tatouée, est accrocheur, visiblement les deux jeunes femmes sont en plein ébat amoureux euh non en plein ébat sexuel plutôt, parce que c’est ça : c’est un livre sexuel sans aucun doute.

Comme probablement beaucoup d’entre vous, je suis allée lire le blog d’Andromak, où elle poste régulièrement ses teasers puis ses pérégrinations. En fait, ce livre est écrit comme elle parle, comme elle vit peut être aussi, sans fioriture comme sur son blog mais en mieux.

Autant le dire tout de suite, on est très vite dans l’ambiance érotico-sexuel à mort à base de gode ceinture aussi énorme qu’une saucisse génétiquement modifiée ou qu’un cul de bouteille (j’exagère là).

Tout d’abord, l’héroïne nous apprend qu’elle est sévèrement amoureuse de son ex mais bientôt future et un peu « sex friend » sur les bords aussi, Laura.

Je dirais qu’elle est plutôt amoureuse du sexe, de l’acte. C’est bien, c’est beau dans l’absolu, c’est jouissif même mais dans le fond qu’est ce qu’elle en retient ? La réponse est dans le livre, elle le dit elle-même…

Je me suis parfois un peu perdue avec l’ordre chronologique de l’histoire. On arrive à s’en sortir quand même et à tout comprendre. Malgré tout, bizarrement, cette histoire ne m’a pas réellement touché. Un peu trop fashion, un peu trop « je me la pète, je suis tatoueuse et je baise la terre entière du milieu lesbien… ou presque ».

Au-delà des « sex story but no way », Les deux femmes passionnellement sexuellement amoureuses ne se rencontraient que pour baiser, peu importe le lieu, peu importe avec qui elles étaient (dans la rue, dans la voiture avec ses potes, sur le carrelage, par devant, par derrière hop on a eu le droit à la totale).

On se rend bien compte que le sexe c’est sa priorité ultime, que les femmes de sa vie ou ses conquêtes d’une nuit/d’une heure sont abordées comme de « la viande fraîche ».

Ce qui m’a déplu et plu (oui je suis une femme plein de contradictions) c’est la manière dont l’auteure écrit : ce besoin d’être crue alors que ce n’est franchement pas nécessaire par moment mais en même temps faut en avoir pour le faire et elle l’a fait.

J’aimerais bien aussi qu’on m’explique certaines expressions que je n’ai pas comprise, comme :

- « j’étais en dancefloor de savoir que j’allais sûrement me la faire le lendemain »

- « total switch » cités plusieurs fois ainsi que,

 - « faire un petit chanana ».

 

Je vous cite un passage, intéressant à votre convenance :

-         ou alors j’ai ma bite dans mon sac.

Le mot magique avait été prononcé et elle était plutôt ravie, voire même super excitée soudainement par l’annonce de cette révélation.

Je la préviens quand même de la taille de la bête […]. J’ai mis mon gant à la main droite quand même parce que j’avais des coupures […]. J’ai commencé à sentir sa mouille chaude au travers du latex et j’ai caressé autour –d’avant en arrière- sans entrer jusqu’à la sentir à bout et puis je suis rentrée lentement mais vivement […]

(Note : toujours donner un petit nom charmant à son gode : elle appelait le sien "Golgot 13", touchant non ?)

C’est avec un plaisir sans nom que j’ai savouré, délecté les moments où les gens regardaient par-dessus mon épaule et semblaient choquer de ce qu’ils lisaient.

Pour conclure, je me pose encore la question si je l’ai aimé ou non, il se lit facilement, vite, sans prise de tête.

Ne voyez pas dans mes propos un argument péjoratif : c’est un bon bouquin de plage !

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Une horrible histoire – Episode 1

29 avril 2011

J’aimerais vous conter une histoire bien triste et fâcheuse qui m’est arrivée dans ma vie il y a quelques années. Je vous préviens d’avance certaines parties de mon récit va sans doute choquer les plus sensibles et les plus jeunes d’entre vous, si vous lisez ceci c’est à vos risques et périls, ne me rejetez pas la faute. Bon puisque vous y tenez voici les faits tels qu’ils se sont déroulés sans chichi.

C'était il y a maintenant 5-6 ans je devais avoir 20 années ou plus je ne sais plus. Avec ma douce compagne de l'époque, nous nous baladions dans la forêt de Saint Gervais Aux Fruits, amoureuses nous étions, la joie de vivre nous respirions, nous marchions gentiment main dans la main tout à fait naturellement quand nous croisâmes 3 jeunes gens à l'allure décontractée mais aux regards réprobateurs quant à l'amour que nous nous portions, quand bien même nous nous en fichâmes éperdument puisque "on est lesbienne, on est belle et on s'en fout" !! Tel était à l'époque notre mot d'ordre, presque une revendication.

Chemin faisant et les jeunes gens mécontents disparus, nous rencontrâmes un vieil homme exhibitionniste (ben oui dans la forêt ce sont des choses qui arrivent malheureusement), il se planta devant nous, pardessus entrouvert et nous montra toute la marchandise qu'il avait sur lui, c'est à dire LA chose que nous ne voulions pas voir. Il proposa à ma douce une petite turlutte derrière les arbres ni vu ni connu je t'embrouille, mon sang ne fit qu'un tour...

[je vous préviens la suite est assez moche]

Je pris ce qui me passait sous la main, c'est à dire une énorme branche et je l’empalai sur un tronc d'arbre, tel une pomme comme aurait pu le faire Guillaume Tell ou Robin Des Bois avec leur arc.

Complètement horrifiée, ma compagne s'enfui en courant, jambes à son cou etc... Elle alla prévenir la police qui me retrouva quelques heures plus tard dans la cabane au fond du jardin de mes voisins.

Ah je peux vous dire que je m'en souviendrais de cette forêt de Saint Gervais Aux Fruits. Bref je pris 3 ans ferme (j'ai eu de la chance, j'ai eu le droit à de la légitime défense). Bref je vous fais grâce des détails de ce qu'il a bien pu se passer dans cette prison pendant les 3 ans d'incarcération entre le détournement de femmes hétéros et les nuits torrides avec ma colocataire forcée, autant vous dire que vous ne voulez pas savoir la suite, si ?

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L’été s’ra chaud dans les maillots

27 avril 2011

L’été arrive à grand pas, on en eu a un petit aperçu ces dernières semaines. Le beau temps, les filles se dénudent et on hume que bientôt, pour celles qui vont partir en vacances, le maillot de bain nous appelle. Pour ça, il existe une nouvelle ligne de maillot de bain un peu « particulière », on va dire.

Peut être que vous en avez déjà entendu parlés, si ce n’est pas le cas, j’aimerais vous présenter : le maillot de bain à ressort !

Evidemment, il va de soi qu’une belle épilation du maillot est nécessaire voire indispensable sinon la teuhon sur la playa avec tes copines !!

 

J’aurais tellement aimé que ce produit soit dans la catégorie de Yagg en produit à tester, malheureusement je ne pense pas que cela soit possible… Désespoir !

Regardez plutôt ce que cela donne :

 

Mais qu’est ce donc ?

Ahh, ah ben non ce n’est pas un serre tête !

Oui euh… bonjour Madame :D

Il fait un peu chaud là, non ?

Aaaaaaahhhh (oui c'est confirmé, il fait chaud :D )

Epilation maximale (et pour celles qui sont plutôt « nature », ce maillot n’est pas fait pour vous, désolée)

Pour finir et pour ma défense, je voudrais rajouter que ce n’est absolument pas moi qui vais chercher ce genre de choses mais que c'est les gens qui pensent, bizarrement, à moi et m’envoient des mails pour me tenir informée :D

Un grand merci à Aurore (titange) donc ;)

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Du sexe et du sang

31 mars 2011
| Mots-clés:

Camille et Jesse se connaissent depuis quelques mois, elles se sont rencontrées dans l’entreprise familiale de Camille. Son père, dirigeant respecté et autoritaire, fait mener la vie dure à Jesse qui est embauchée en tant que commerciale.

Leur complicité les surprit tant elle fut rapide, spontanée et naturelle. Camille tient le poste de responsable du service achats, autant dire qu’elle se côtoie quasiment toute la journée. Inséparables pendant les pauses et le déjeuner.

Camille, n’a jamais caché ses préférences sentimentales et sexuelles à ses collègues, joue pleinement son rôle de séductrice fatale. Combien de femmes ont déjà été séduites par son charme ? Beaucoup semble t-il. Ses cheveux mi-longs bruns, son teint halé, sa mine radieuse, ses grands yeux marron clairs et ses costumes-tailleur toujours impeccable lui donnent une allure folle.

Jesse est une jeune femme plutôt introvertie, elle n’a jamais crié son homosexualité, d’ailleurs peu des personnes de son entourage savent qu’elle est lesbienne. Elle a un côté androgyne, tant dans sa façon d’être que dans sa manière de s’habiller. Pour elle, cet emploi est une bénédiction de plus, en bonus Camille est un plaisir des yeux que s’offre chaque jour Jesse.

Un vendredi soir, après une soirée passée entre collègues, les deux jeunes femmes sortent du bar, saluant d’un geste de la main ses compagnons de soirée, Jesse décide de rentrer chez elle à pied, son appartement se situe à quelques stations de métro. La température est douce, une légère brise caresse son visage. Camille pose délicatement sa main sur l’épaule de Jesse, lui demande si elle peut la raccompagner. Il se fait tard et il semblerait que le dernier métro soit déjà passé.

Jesse accepte volontiers ne se doutant pas une seule seconde de la tournure que les évènements allaient prendre.

La voiture de Camille est garée à quelques dizaines de mètres du lieu de rendez-vous, Jesse monte du côté passager. Camille s’est aperçue pendant toute la soirée du regard amusé et taquin que sa complice lui a lancé. Elle sait que Jesse n’est pas indifférente à ses multiples atouts. Aussi discrète qu’elle a pu le faire ce soir, la belle brune n’a rien manqué des multiples caresses sur son avant-bras.

Camille monte à son tour, tourne la clef, fait vibrer le moteur et démarre. Elle est tendue et excitée à la fois, leur rapprochement de la soirée lui a donné quelques idées mais elle ne voudrait pas brusquée la très séduisante Jesse.

La voiture s’arrête à un feu rouge. Une moto, avec deux hommes cagoulés casque noir, visière sombre, vient se stationner près de la portière de Jesse. L’homme monté à l’arrière de la moto, descend, sort brusquement une petite barre de fer et casse vigoureusement la vitre passager afin d’y voler les sacs à main des deux jeunes femmes. Jesse, surprise et terrifiée, se couvre le visage pour éviter de se faire blesser par les éclats de verre qui se sont répandus sur ses genoux et le plancher de la voiture.

N’écoutant que son courage et voyant la mine déconfite de son amie, Jesse sort en trombe de la voiture faisant bousculer l’agresseur contre la moto, elle prit son couteau qui se trouve toujours dans la poche arrière de son jeans et menace les deux hommes de l’utiliser s’ils ne lui rendent pas immédiatement les objets volés. Le motard avait encore en main son arme, lui porta un coup sur la tête, prit le sac des deux jeunes femmes, remonta sur la moto et tous deux repartis, pneus crissant. Personne n’a rien pu faire d’ailleurs, aucun témoin n’est apparu leurs porter secours.

Jesse tombe à terre, un filin de sang coule de son crâne. Camille, affolée, sort de la voiture, accoure vers son aventurière la prend dans ses bras et l’embrasse passionnément. Jesse met un moment avant de réaliser ce que Camille vient de faire. Toutes deux troublées, Camille aide Jesse à remonter dans la voiture et décide de l’emmener chez elle pour la soigner. Dans sa prime jeunesse, elle était infirmière.

Arrivées dans l’appartement de Camille, Jesse s’allonge sur le canapé, un peu étourdie par cette agression. Camille lui apporte des compresses et une solution pour désinfecter la plaie. Dans le feu de l’action, sa chemise est tâchée de sang, Camille lui enlève pour la nettoyer. Une fois les soins apportés, Camille s’assit près de Jesse toujours en soutien gorge, décontenancée par la beauté des courbes de sa poitrine, prit d’une folle envie d’elle, se tourne vers elle et commence à l’embrasser sauvagement.

Jesse, se sentant tout d’un coup mieux, bizarrement, renverse Camille sur le canapé, lui enlève sa veste, déboutonne sa chemise, caresse ses seins, lui dégrafe son soutien gorge et prend dans sa bouche les tétons durs et pointés de sa partenaire. Camille surexcitée lui prend la main, la dépose dans son pantalon déboutonné. Surprise, un gémissement à peine étouffé, elle lui caresse le clitoris. Des va-et-vient appuyés, ses gestes précis la font frissonner. Camille lui fait comprendre qu’elle veut qu’elle rentre en elle, maintenant. Ce qu’elle fait, d’abord timidement puis face à la respiration affolée de Camille, Jesse la pénètre de plus belle. Son bassin se tend vers ses doigts qui la possèdent. 

Le désir devient de plus en plus fort. Le jeans de Camille gêne Jesse. Elle l’enlève vite ainsi que sa culotte. Camille se colle au ventre de Jesse. L’androgyne plaque ses mains contre les fesses de la belle brune, frotte son sexe nu contre celui de sa partenaire, descend sur son ventre, sa langue vient se coller à la vulve humide et offerte, lapant les douces saveurs de son excitation. Jesse n’en peux plus, lâche complètement prise.

Jesse respire fort, se cambre fermement et jouit dans la bouche de Camille.

Tentant de reprendre leurs esprits après ces fulgurants orgasmes, les deux jeunes femmes s’embrassent pendant encore quelques minutes puis se décident enfin à aller porter plainte au commissariat pour la violente agression et le vol subis.

Jesse et Camille ne peuvent s’empêcher de rester ensemble après une telle nuit.

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« Eros/Psyché » de Maria Llovet ou comment l’incompréhensible devient possible

11 mars 2011

 

J’ai eu la chance de lire grâce à Yagg (merci !) le roman graphique Eros / Psyché de Maria Llovet paru aux Editions Emmanuel Proust.

Toute contente d’avoir reçu le bouquin, je m’empresse le lendemain de me jeter dessus. Je dois vous avouer quand même que j’étais très fatiguée ce jour là mais après tout je me suis dit que ce n’est pas bien compliqué à comprendre. Erreur !

En ouvrant l’enveloppe, je découvre une très jolie couverture, cartonnée, brillante, soignée. Nos deux héroïnes Silje et Sara s’enlacent, s’embrassent… cela s’annonçait prometteur.

En tournant les pages, avant même de lire le contenu, on découvre un beau graphisme.

L’histoire :

Le pensionnat de la Rose est un endroit étrange… Aucun adulte. Seulement de jolies jeunes filles vivant en totale autarcie. Elles partagent leur temps entre les jeux, les promenades en forêt, les travaux manuels… Mais malheur à qui ose violer le règlement! Dans cet apparent Eden, deux jeunes filles éprouvent une attirance réciproque… Leur vie va en être bouleversée, et toutes leurs certitudes vont peu à peu voler en éclats.

Le moins que l’on puisse dire c’est qu’effectivement le côté mystérieux est continuellement présent.

L’auteure a malheureusement omis de nous expliquer certaines choses qui, il me semble, demeurent essentiels à la compréhension du déroulement et de la fin de l’histoire.

Leurs activités restent obscures (je n’ai toujours pas compris pourquoi elles accrochaient des ciseaux ni les œufs (cassés) dans les boîtes), la fameuse « pièce » tant redoutée par ses élèves également : que se passe t-il à part leur renvoi immédiat ? Beaucoup trop de mystères à mon goût…

La tournure et les évènements n'arrivent pas à nous dire, et ne n’essaye même pas d'ailleurs, de vous faire deviner le but de cette venue dans cet étrange pensionnat.

Particulièrement dans ce roman j’ai eu, d’une part, énormément de mal à être émue, touchée par l’histoire d’amour des héroïnes, de m’imprégner de l’ambiance, l’intrigue est trop vague, et d’autre part  à discerner les 2 personnages principales. L’une a les yeux sombres les cheveux longs et l’autre les yeux clairs et les cheveux attachés.

 

J’aime quand un roman (graphique ou non) m’emporte. Autant dire que pour le coup, je suis bien restée crampée sur ma chaise et n’ai pas été plus loin que dans ma cuisine.

Je pense qu’on aura compris que ce « roman » graphique ne m’a pas emballé. C’est bien dommage s’il avait été plus approfondi, il m’aurait sans doute nettement plus enthousiasmé.

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